Le « milieu », comme on l'appelle, Olivier Marchal, ancien flic devenu réalisateur, le connaît. Tout comme il connaît Michel Neyret, le numéro 2 de la PJ de Lyon mis en examen pour trafic de stupéfiants et de trafic d'influence, aujourd'hui en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris. Les deux hommes se sont connus à la PJ de Versailles à l'époque où Olivier Marchal était encore policier, comme Michel Neyret.
Alors hier, au huitième étage de l'immeuble de la société Gaumont, à Neuilly, Olivier Marchal avait réuni une poignée de journalistes pour exprimer son désarroi face au tourbillon dans lequel Michel Neyret était pris. Cette nouvelle, Olivier Marchal l'a apprise en voiture : « Je descendais à Arcachon, je me suis arrêté pour pleurer. J'ai dit : “Michel, c'est pas vrai, pas lui, c'est pas possible”. Ça me fait de la peine, parce que le mec il ne mérite pas ça », insiste le réalisateur au bord des larmes devant nos confrères de l'AFP.
Pour le réalisateur de Braquo et 36, quai des orfèvres, rien de tout cela ne semble justifié : « Ce mec est un mec bien. C'est un mec aimé de tous les flics de France, de tous les flics lyonnais. Rares sont les flics qui font l'unanimité comme lui », explique-t-il.
Pour payer ses intermédiaires, Michel Neyret aurait eu recours au détournement de drogues saisies par ses services avant leur mise sous scellé : « Un flic qui détourne de la came pour en donner à son indic' qui va lui balancer une grosse affaire où il y a quatre cent tonnes qui vont rentrer, c'est pas parce qu'il va prendre deux cent grammes que ça fait de lui un dealer », défend Olivier Marchal avant d'expliquer ces méthodes courantes. « S'il a écarté de la came pour rétribuer ses indics, c'est là où je dis que c'est un flic à l'ancienne, ce sont des méthodes que nous employons, nous tous. Donc dans les années 90, on aurait tous dû tomber, explique le réalisateur. Dans (...) Lire la suite sur voici.fr



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