Quelle valeur accorder à cette étude aux résultats alarmants rendue publique hier, sur la nocivité des organismes génétiquement modifiés (OGM) ? Pris de cours mercredi après-midi par la publication d'articles de presse relatant ce travail avant même sa publication dans une revue scientifique, plusieurs chercheurs s'interrogent aujourd'hui sur la validité scientifique de ce travail. En France, mais aussi à l'étranger.
Une forme qui pose questions. Comme nous le soulignions hier, la publication de l'étude du Pr Gilles-Eric Séralini intervient quelques jours avant la sortie le 26 septembre 2012, de son dernier ouvrage : Tous cobayes. Un film « librement adapté de ce livre » (dixit le CRIIGEN) sortira le même jour.
« Les initiateurs de ce qui ressemble à une opération de communication savamment orchestrée ont obtenu ce qu'ils souhaitaient », déplore l'Association française pour l'Information scientifique (AFIS). « Les auteurs, militants engagés dans la lutte contre les OGM, semblent privilégier un plan de communication médiatique au détriment du fond scientifique. » L'AFIS ? Maintes fois critiquée par les associations anti-OGM, cette association « se donne pour but de promouvoir la science. (…) Elle se veut indépendante de tout groupe de pression », lit-on sur son site Internet.
Le fond : « nul et non avenu »… Ancien directeur scientifique à l'Institut national de la Recherche agronomique (INRA), nutritionniste et toxicologue, Gérard Pascal a épluché les données publiées par le Pr Séralini et son équipe. Son constat est lapidaire : « Ce travail est nul et non avenu. Il n'est pas question de prendre en compte ses résultats » ! Plusieurs raisons à cela :
Des rats très (trop ?) sensibles. « La souche de rats utilisé dans ce travail – des Sprague-Dawley – est très spécifique », explique-t-il. « Ce sont des animaux très sensibles à l'apparition de tumeurs sous l'influence de facteurs environnementaux. Tous les scientifiques qui effectuent des études de cancérogénèse le (...) Lire la suite sur destinationsante.com
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