Députée européenne, Corinne Lepage pose des conditions très précises à la communication des données brutes de l'étude Séralini-Criigen aux agences sanitaires concernées. Elle demande le renouvellement des experts qui auraient eu à donner leur feu vert sur ce maïs transgénique. Et elle exige que les données brutes des études qui ont servi de base aux autorisations d'OGM soient également rendues publiques.
Votre impression après l'audition, hier à Bruxelles, de la directrice de l'EFSA, Catherine Geslain-Lanéelle, par la commission Environnement du Parlement européen ?
- La déception. J'ai demandé à la directrice de l'EFSA (Autorité européenne de sécurité alimentaire) comment elle comptait mener la contre-expertise du maïs NK603 à la suite de l'étude de Gilles-Eric Séralini, au regard des efforts de déontologie entrepris depuis un an au sein de l'Agence. Des efforts que j'ai salués. Je m'attendais donc en bonne logique qu'elle me réponde que les experts commis par l'EFSA, qui avaient donné leur feu vert au maïs NK603, ne pouvaient pas être les mêmes que ceux qui travailleraient sur l'étude Séralini.
Réponse ?
- A ma stupéfaction, Catherine Geslain-Lanéelle m'a répliqué qu'elle ne voyait aucun problème à ce qu'il s'agisse des mêmes experts. Au prétexte, que j'estime éminemment fallacieux, que ces experts n'auraient pas à évaluer l'expertise sur le NK603 de l'EFSA mais une nouvelle étude. Je récuse en long en large et en travers cette argutie. Il faut savoir en effet que ces experts, qui n'ont jamais réclamé des études de plus de 90 jours sur le NK603, pourraient dans le (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurOGM : "Les experts ne doivent pas être juges et parties"
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