C'est l'histoire d'un parti... qui trois ans après sa création n'a toujours pas atterri et continue sa lente descente aux enfers de la politique, là où il n'y a ni argent ni adhérents. Récit d'une chute.
Acte I (2007-2009) : "le grand espoir"
Le NPA est d'abord l'histoire d'un élan né de la présidentielle de 2007. Olivier Besancenot réalise le score inespéré de 4,07%, reléguant derrière lui le PCF, les Verts et LO. La LCR commence à se rêver en première force d'opposition à la gauche du PS. C'est dans cette atmosphère d'enthousiasme qu'est lancée l'idée d'un grand parti de la gauche radicale qui réunirait les anticapitalistes venus de la politique comme du monde associatif, au-delà des frontières du trotskisme.
Derrière la figure d'Olivier Besancenot, les militants commencent à se rassembler. Un baromètre du "Figaro" présente en janvier 2009 le facteur comme le premier opposant à Sarkozy dans l'opinion. La ferveur est palpable dans les rassemblements. Au Congrès fondateur en février, le NPA revendique 9.123 carte d'adhérents, soit trois fois plus que feu la LCR. "Il y avait un grand espoir à ce moment-là", raconte Pierre-François Grond, l'un des architectes du projet, ancien proche de Besancenot et aujourd'hui passé au Front de gauche. "En réalité on avait déjà des désaccords stratégiques majeurs, qu'on a masqués à l'époque. On n'était pas d'accord sur le nom du parti par (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurNPA, l'important ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage
Losers à la présidentielle, losers aux législatives ?



