L'essentiel
Le film anti-islam qui a provoqué l’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis à Benghazi, en Libye, faisant quatre morts dont l’ambassadeur mercredi, a déclenché une vague de tensions dans le monde musulman. A Sanaa, au Yémen, l’ambassade des Etats-Unis a été à son tour prise d’assaut jeudi. Ce vendredi, jour de grandes prières pour les musulmans, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté, déclenchant déclenchant de nouvelles violences faisant six morts, notamment en Tunisie et au Soudan, et des dizaines de blessés.
23h30. L’Union européenne demande aux autorités des pays frappés par des violences contre un film anti-islam d’assurer la «sécurité» des diplomates et d’appeler «immédiatement à la paix et à la retenue». «Je condamne dans les termes les plus forts les attaques contre les missions diplomatiques dans plusieurs pays, qui (...) ont entraîné la perte de vies humaines et la destruction de biens dans plusieurs villes», a déclaré dans un communiqué la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.
21h10. Les Etats-Unis «tiendront bon» face aux violences dirigées contre leurs ambassades et leurs ressortissants dans le monde arabo-musulman, promet le président Barack Obama aux côtés des cercueils de quatre Américains tués en Libye. «Leur sacrifice ne sera jamais oublié, nous ferons rendre des comptes à ceux qui nous les ont pris. Nous tiendrons bon face aux violences contre nos missions diplomatiques», a affirmé M. Obama lors d’une cérémonie dans un hangar de la base aérienne d’Andrews, dans la banlieue Est de Washington.
Photo Jason Reed. Reuters
21 heures. Hillary Clinton déclare que les pays du Printemps arabe ne s'étaient pas affranchis de la «tyrannie d’un dictateur» pour se retrouver sous celle «des foules», en allusion aux manifestations antiaméricaines dans le monde musulman. «Les peuples d’Egypte, de Libye, du Yémen et de Tunisie n’ont pas troqué la tyrannie d’un dictateur pour la tyrannie des foules», a lancé la chef de la (...)
Benghazi : la double piste intégriste
L'ambassade des Etats-Unis au Yémen prise d'assaut
Obama reste ferme face aux violences
Obama reste ferme face aux violences
A Tunis, «Obama, nous sommes tous des Oussama»


