Les négociations dites «de la dernière chance» entre le gouvernement du Québec et les étudiants sur la hausse des frais de scolarité ont capoté jeudi au quatrième jour des pourparlers, ce qui risque d’aggraver la crise sociale dans la province francophone.
«Il y a une suspension des négociations», a précisé le Premier ministre libéral Jean Charest, un peu plus d’une heure après l’annonce de «l’impasse» par sa ministre de l’Education, Michelle Courchesne.
«Evidemment, nous sommes déçus. J’aurais de loin préféré que nous puissions en venir à une entente mais malheureusement, et malgré le fait que les discussions ont été somme toute, je dirais, assez constructives, il y a un important fossé qui sépare toujours le gouvernement et les représentants des associations étudiantes», a déclaré le Premier ministre.
Ces négociations avaient débuté lundi et visaient à trouver une sortie du conflit sur les frais de scolarité qui dure depuis le 13 février.
Auparavant, les dirigeants étudiants ont affirmé que le gouvernement avait rompu les pourparlers pour des raisons politiques, «partisanes» et pour protéger «son ego».
Le gouvernement a indiqué que «pour des raisons politiques, de communication publique, (il) ne peut plus écouter nos demandes», a déclaré le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin.
Il a souligné que les propositions de la partie étudiante contenaient des solutions «qui ne coûtent rien au gouvernement ni aux contribuables».
«Mais, pour des raisons politiques, le gouvernement ne pouvait pas accéder à nos demandes», a répété le dirigeant étudiant, en soulignant que ces demandes étaient présentées dans le cadre de paramètres fixés par le gouvernement.
Le porte-parole de la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois, a d’ores et déjà appelé à une grande manifestation samedi à Montréal, pendant que le Premier ministre lançait de son côté un appel au calme, répétant qu’au final, son parti, au pouvoir depuis 9 ans, devra se soumettre au verdict des (...)
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