Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi place du Capitole à Toulouse pour rendre hommage aux victimes du tueur au scooter Mohamed Merah et dire, selon les mots du maire, que «Toulouse, ce n'est pas ça».
Ils ont été des milliers selon la mairie, 4 000 selon la police, dont beaucoup de juifs, des catholiques, quelques musulmans, à se rassembler à l'appel de la municipalité autour d'une banderole «Vivre ensemble : égalité, pluralité, dignité».
L'idée du rassemblement était d'exprimer sa solidarité avec les proches des victimes face à des actes «barbares», mais aussi de montrer que «Toulouse, ce n'est pas ça (...) parce que Toulouse, c'est un siècle d'accueil, c'est un siècle de générosité», a dit le maire socialiste Pierre Cohen.
«Il y aura un avant et un après 19 mars», date à laquelle Mohamed Merah a froidement exécuté trois enfants et un enseignant juif dans une école toulousaine, a-t-il dit.
«La première chose à faire, c'est (de) jamais oublier», comme Toulouse n'a pas oublié un autre traumatisme : celui de l'explosion de l'usine AZF, a-t-il dit sur l'emblématique place, plus habituée à recevoir les manifestations de célébrations rugbystiques du Stade.
Mais il importe aussi que le «vivre ensemble» qui caractérise Toulouse, selon lui, «soit le plus fort», a-t-il dit.
Il s'est dit confiant parce que «les quatre jours passés ont montré que tout le monde était digne, républicain».
«Ca a touché tout le monde»
Tandis que la campagne présidentielle bat à nouveau son plein et s'est emparée de l'affaire Merah, il a souhaité «que ce qui s'est passé à Toulouse ne soit absolument pas l'objet de polémiques, et l'objet de récupérations et d'instrumentalisation».
Le conseil municipal a observé une minute de silence en mémoire des victimes de l'école juive, mais aussi des trois parachutistes tués par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban.
Alexandre (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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