Trois Brésiliens suspectés du meurtre de deux militaires français en mission contre l'orpaillage clandestin en Guyane il y a un mois, sont toujours en fuite et vraisemblablement en Guyane, selon des sources proches de l'enquête.
Le 27 juin, les soldats Sébastien Pissot et Stéphane Moralia avaient été tués lors d'une opération de l'armée française contre des orpailleurs clandestins dans la région de Dorlin, dans le sud-ouest de la Guyane française.
Trois Brésiliens appartenant à la bande dirigée par "Manoelzinho", lui-même arrêté vendredi 27 juillet à bord d'un taxi avec deux complices, dont une femme, à Macapá (nord-est du Brésil), sont toujours en cavale dans la forêt guyanaise à proximité du Brésil, à l'Est du département français où la gendarmerie maintenait dimanche un important dispositif de recherche.
Cette information a été confirmée par le Bataillon des opérations spéciales (BOPE) de la police militaire de l'Etat d'Amapá, dans un communiqué daté de samedi qui publie les noms des trois fuyards ainsi que leurs photos.
Il s'agit de Ribamar Souza Brito, alias "caxiado" (le frisé), d'Itamar Bezerra Alves et de José Mariana Silva, dont le pseudonyme -"Maranhão"- trahit son Etat d'origine.
Par ailleurs, le BOPE évoque sans plus de précision un autre fuyard, "Galo" (le poulet), qui ne serait pas connu des enquêteurs français.
Deux groupes
Les enquêteurs pensent que la bande se serait scindée en deux groupes, la semaine dernière à Régina en Guyane, à 80 km de la frontière brésilienne.
Le premier groupe a été arrêté vendredi à Macapá après une (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurMilitaires français tués en Guyane : 3 suspects toujours en fuite
Arrestations au Brésil après le meurtre de deux militaires
La lutte contre l'orpaillage clandestin
La tuerie vers l'or
Les deux militaires ont été tués avec "des fusils d'assaut"
2 militaires tués dans un affrontement avec des orpailleurs



