Cent cinquante personnes ont participé hier à Meaux (Seine-et-Marne) à une marche blanche en mémoire d’Amine Bentounsi. Cet homme, condamné pour braquage et recherché après avoir omis de regagner sa prison, a été tué le 21 avril en Seine-Saint-Denis d’une balle dans le dos par un policier. «Qu’on n’inverse pas les rôles, la vraie victime, c’est mon frère», a déclaré Amal Bentounsi, sa sœur (photo, au centre), après les protestations de policiers outrés par la mise en examen de leur collègue tireur pour homicide volontaire. Hier encore, plusieurs centaines de policiers ont organisé des rassemblements de soutien à Nanterre et Marseille. Et les deux principaux syndicats de gardiens de la paix appellent à des journées d’action : Alliance le 11 mai, avec «une mobilisation nationale devant toutes les préfectures» pour «le principe de présomption de légitime défense» ; et Unité police SGP-FO le 10 mai, avec un «rassemblement» à Paris. Le policier soutient qu’il était en légitime défense, mais l’enquête dément sa version. Photo Mehdi Fedouach. AFP
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