Justice Ses avocats se refusent à commenter toute nouvelle information
La stratégie du silence continue. Alors que les médias américains se déchaînent et font fuiter chaque jour de nouvelles informations, le clan DSK ne réagit pas. Hier, Associated Press a révélé que des traces d'ADN de l'ancien directeur du FMI avaient été retrouvées sur les vêtements de la femme de chambre, selon des sources judiciaires. Ce serait la première preuve scientifique d'un acte sexuel. La police n'a pas confirmé l' information. Contactés par 20 Minutes, les avocats de Dominique Strauss-Kahn n'ont pas souhaité s'exprimer. « No comment », répond-on systématiquement au cabinet de Me Benjamin Brafman. Ces supposés traces d'ADN ne contredisent pas les premières déclarations de la défense. La semaine dernière, ils avaient expliqué que les prélèvements « ne prouvaient en rien qu'il y ait eu une relation forcée », sous-entendant du même coup qu'il y aurait pu avoir un rapport sexuel, mais consenti.
Plus fâcheux, les affirmations du New York Post, qui révèle que certains proches de DSK auraient pu contacter la famille de la femme de chambre pour qu'elle revienne sur son témoignage contre rétributions. Là encore, silence de l'entourage de Strauss-Kahn. Une stratégie étonnante alors qu'en France les avocats se répondent souvent par médias interposés. Légalement, rien n'empêcherait pourtant DSK lui-même de s'exprimer. « Ce silence est assez classique aux Etats-Unis. Les avocats de la défense ne veulent pas dévoiler leur stratégie au procureur avant le procès. Surtout qu'ils ne disposent pas encore du dossier », explique Matthew Galluzzo, un avocat new-yorkais qui a travaillé au bureau du procureur.
Dominique Strauss-Kahn, lui, est encore dans les cartons. Lundi soir, il a reçu la visite de son avocat pendant à peu près une heure. Et hier, il devait déménager. Son appartement du 71 Broadway n'était qu'un lieu de résidence (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
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