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    Malajube sort de la caverne pour une dernière fois en 2011

    [image] Malajube sort de la caverne pour une dernière fois en 2011

    Par Frédéric Mailloux.

    Je n'avais pas vu Malajube en spectacle depuis au moins trois ans. Cette année-là (2008? 2009?), j'avais vu au moins quatre shows complètement différents, dont le spécial acoustique aux Francofolies. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre du spectacle de mercredi soir, le dernier de la trop courte tournée pour soutenir leur plus récent album, La Caverne. Mes souvenirs faisaient état d'un groupe capable du meilleur sur scène?et du moins bon.

    C'est un Malajube très en forme auquel les fans remplissant le Métropolis ont eu droit. Sous les cris et les applaudissements, Julien Mineau a accueilli la foule d'un « salut tout l'monde ! » enthousiaste ? une des rares interventions de la soirée ? avant que son cousin n'attaque les premières mesures de Cro-Magnon à la batterie.

    Après quelques chansons, notamment Synesthésie où les têtes au parterre hochaient en cadence, le constat était clair : Malajube est devenu, à force de se produire sur scène presque sans arrêt depuis la sortie de Trompe-L'oeil, une machine de scène très bien huilée, jouant ici sur les nuances et textures, appuyant là la pédale au plancher.

    Pour leur ultime show de 2011, les quatre gars ? excellents musiciens ? ont réussi le tour de force d'homogénéiser des pièces venant de quatre albums très différents, sans pour autant renier l'essence première de ces morceaux.

    Le public, largement constitué de gens en bas de la trentaine et conquis d'avance, en a eu pour son argent : 25 pièces incluant le rappel, dont quelques-unes provenant du méconnu Le compte complet. C'est ainsi que les fans de la première heure ont pu renouer avec la pièce Les Dents, révisée en rock dansant, à l'image du reste du show: énergique limite survoltée.

    Les fans ont eu droit à un court répit en milieu de parcours, lorsque le rythme effréné - autant musical que dans l'enchaînement des chansons ? a été cassé, avec La Caverne. Mais l'orientation rock et groove était confirmée, lorsque Mineau, vêtu d'un hoodie à paillettes, a lancé à la foule «ça va être le temps de bouncer» avant d'entamer Les Sangsues.

    Côté décor, les gars y sont allés dans le minimalisme, concentrés sur l'offre musicale : scène dépouillée, longs rubans rappelant l'esthétisme de la pochette de leur dernier disque et projection quasi-obligatoire pour tout groupe qui se respecte. Les éclairages quant à eux variaient de psychédéliques à stroboscopiques, frôlant l'aggressif. On devinera que l'auteur de ces lignes n'a pas vraiment apprécié cette partie de l'expérience.

    Fort de quatre albums, Malajube dispose d'un catalogue impressionnant, mais a conservé les gros canons pour le rappel: Le Métronome, Montréal -40c, Luna, La Monogamie et La Valérie, un peu brouillonne et surtout trop lente.

    C'est sur la finale de La Monogamie, où les mains et les voix du public se sont jointes au groupe que le spectacle aurait pu ? ou du ? se terminer.

    Parfait ce spectacle ? Non, à cause de certains moments d'exubérance non contrôlée, notamment dans Pâte Filo et pendant le joyaux d'indie pop qu'est le solo du Métronome, où les envolées rythmiques et sonores ont brouillé les cartes?

    The Besnard Lakes, inégaux tant de le style que dans la qualité de la performance, ont ouvert le bal.

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