"Confessions calmes", c'est le nom poétique et plein de "force tranquille" du blog sur lequel Aliaa Ehmahdy diffusait fin 2011 ses photos dénudées. Debout face à l'objectif, nue mais pas provocante, la jeune femme entend ainsi, selon ses propres déclarations, "s'opposer à l'obscurantisme et revendiquer [sa] condition de femme libre". Sur son profil Twitter, elle explique mener un combat contre "une société de violence, de racisme, de sexisme, de harcèlement sexuel et d'hypocrisie". Toujours sur le site de microblogging, elle crée le tag #NudePhotoRevolutionary et reçoit des contributions du monde entier. Certaines seront également publiées sur son blog. Les clichés font le tour du monde et des médias égyptiens. Accusée de ne pas respecter la loi Islamique, la jeune femme fait très vite l'objet de menace alors que son compagnon actuel, Kareem Amer, lui-même condamné pour "insulte au Président", déclare son soutien et sa fierté aux journalistes de Libération : "Je ne suis pas là pour la critiquer. Elle utilise la photo pour délivrer un message aux salafistes et aux Egyptiens : 'Mon corps n'est pas honteux'. Elle réalise quelque chose que personne n'a encore jamais fait dans le monde arabe."
Comme une réponse au geste militant de l'Egyptienne Aliaa Ehmahdy, l'Iranienne Maryam Namazie porte-parole de l'organisation humanitaire pour la défense des droits des femmes en Iran, Equal Right Now, a récemment publié un calendrier militant pour la cause féminine dans le monde. Téléchargeable ici, le "Nude photo revolutionnary calendar" propose 12 clichés de femmes engagées dans la lutte contre les inégalités en reprenant le code des couleurs de la photo originale de l'Egyptienne Alia Magda Ehmahdy : noir et blanc, avec une pointe de rouge. De l'Europe de l'Est aux Etats-Unis, sont présentes l'Ukrainienne Alena Magelat des activistes Femen, (...) Lire la suite sur fluctuat.net



