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    Mélenchon et Tsipras, radicalement vôtre

    Le leader du Front de gauche a fait meeting commun, lundi devant l'Assemblée, avec le leader du parti grec Syriza.

    Quand il parle de Syriza, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas «ils» mais «nous». Lorsqu’il imagine Alexis Tsipras, leader de cette coalition de gauche radicale devenue première force de gauche en Grèce (16,8% aux législatives du 6 mai), endosser le costume de Premier ministre (les sondages promettent 28% des voix à Syriza pour le scrutin du 17 juin), l’ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle se voit déjà débarquer à Athènes pour «donner le coup de main» au camarade hellène. «Je sais comment je m’y prendrais, confiait-il il y a peu à Libération. Il faut obtenir la capitulation de la Banque centrale européenne. Qu’elle prête directement à l’Etat grec. Je serais Alexis, je serre cette tenaille-là !»
    «Des solutions néolibérales de choc»
    Mais avant de débarquer à la Villa Maximos (le Matignon grec), c’est à Paris que Mélenchon et Pierre Laurent, patron du PCF, et président du Parti de la gauche européenne (PGE) ont accueilli hier Tsipras à l’Assemblée nationale. «Nous ne sommes pas identiques mais nous sommes comparables», a plaidé Mélenchon devant plus de 70 journalistes, avant un court meeting à l’extérieur sous la pluie. Ce qui se passe à Athènes, a poursuivi Tsipras, «ce n’est pas un simple programme d’austérité, c’est une expérimentation européenne de solutions néolibérales de choc». Et s’il n’y met pas un terme, «elle sera exportée dans les autres pays européens». A sa droite, Mélenchon ne cesse d’acquiescer. Il sourit même lorsque le leader de Syriza paraphrase François Hollande et son discours du Bourget sur la finance: «Notre ennemi n’a pas de visage, n’a pas de programme, pas de parti. Pourtant c’est lui qui nous gouverne!»
    Pour Mélenchon, la Grèce est devenue la nouvelle référence, le «nouveau pas sud-américain franchi en Europe». La preuve brandie que les exemples de «révolutions citoyennes» puisés en Amérique du Sud peuvent être mis en (...)

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