Un grand hall de métal et béton, loin du centre ville. Le parc des expositions de Montpellier accueillait ce mercredi soir le happening électoral du candidat du Front de Gauche. Soit Jean-Luc Mélenchon, l'homme qui remplit les salles mais n'a pas les moyens de les payer, comme il l'a expliqué à Libération. La veille, il a réuni 10000 personnes à Villeurbanne. «Une foule considérable, et j'ai eu peur», dit-il, car des gens sont restés, un temps, bloqués à l'extérieur. Mélenchon, c'est d'abord un visage gris de fatigue. A peine débarqué à Montpellier, il va enregistrer une émission de télévision, puis enchaîne avec une très longue conférence de presse. Précis, radical, il monopolise le micro, laissant à ses côtés ses hôtes du PCF et du Parti de gauche sans voix. Puis il part s'enfermer quelque 4 heures «en loge». Chez lui, pas de répétition d'un soir à l'autre dnas cette course à la présidentielle: «chaque discours est un prototype», affirme-t-il.
La salle est le centre névralgique du mélenchonisme. Ouverte plus de deux heures avant le début du meeting, elle accueille un vaste «village militant». Ici un stand propose des t-shirts (rouge) siglés «Casse-toi pauv' con... c'est lui qui le dit» ou «Qu'ils partagent ou qu'ils dégagent», des foulards et des drapeaux (rouges) et autres babioles militantes. Il y a là deux librairies qui vendent de la littérature marxiste, antisarkozyste et anti-FN, mais aussi la biographie de «Mélenchon, le plébéien» des journalistes Lilian Alemagna et Stéphane Allies. Deux autres tables militantes ont déployé leur banderole: «Boycott Israel Apartheid» et «la Palestine à l'ONU». Une fanfare (bénévole), des stands-up théâtraux assurés par des militants et des crieurs de journaux déambulent au milieu d'une foule qui grossit de minute en minute.
«Lui, on comprend quand il parle»
Il faut faire la queue - très longue - pour acheter des tickets, puis recommencer la même queue aux (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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