Place Stalingrad à Paris, où le Front de gauche se retrouvait une dernière fois, le report sur François Hollande se faisait quasiment sans états d’âme.
Ultimes rappels. Pour clore sa campagne et mobiliser dimanche. Jean-Luc Mélenchon et ses partisans se sont retrouvés vendredi soir une dernière fois - la troisième dans cette présidentielle - sur leur place «fétiche» de Stalingrad, dans le XIXe arrondissement de Paris. Les troupes du Front de gauche ont ressorti drapeaux et ballons rouges pour appeler à «battre Sarkozy» en «utilisant le bulletin François Hollande».
«Dégage Sarko ! Dégage Sarko !» Quatorze minutes après le début de son discours, Mélenchon est interrompu. Devant lui, les milliers de personnes qui remplissent la place ont le poing levé. «Ah ! Mais vous criez comme des Tunisiens !» leur lance l’ex-candidat Front de gauche. «Il nous faut une ample défaite de Nicolas Sarkozy ! reprend-il. Plus elle sera profonde, plus fort sera l’élan qui en résultera !»
«Au combat». Il prévient ceux qui «s’interrogent, hésitent et pour de nobles raisons» : «On ne peut pas se dire partisan de la VIe République, partisan du partage des richesses […] si on ne commence pas d’abord par chasser Sarkozy !» Appelant à «la raison» et la «réflexion», Mélenchon motive ses troupes pour «voter Hollande» et rester «au combat» pour les législatives. Il interpelle ceux qui ont «voté utile» : «Il vaut mieux aller chercher l’assurance gauche cette fois-ci !»
«Les trois quarts de la progression de la gauche viennent de nous !» rappelle l’ex-candidat au micro. Mais si les reports attendus sont très bons - autour de 85% selon les sondages publiés cette semaine -, plus dimanche approche, plus ils auraient tendance à s’effriter. «Garantissons la victoire, prolongeons-la dans une politique de gauche audacieuse, capable de nous sortir de la crise !» poursuit le communiste Pierre Laurent.
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