Les obsèques dimanche 21 octobre à Beyrouth d'un chef de la Sécurité libanaise, bête noire de Damas, ont tourné en une manifestation violente contre le Premier ministre Najib Mikati. ce dernier est accusé par ses opposants de couvrir ce "crime", la police tirant en l'air et usant de gaz lacrymogènes. La police a tiré des grenades lacrymogènes pour empêcher des manifestants de prendre d'assaut le Sérail. Lundi à l'aube, des tirs nourris ont été entendus dans un quartier sunnite de Beyrouth.
A l'issue des funérailles d'un très haut-gradé de la police, bête noire du régime syrien, "des jeunes gens se sont dirigés vers le bâtiment qui se trouve dans le centre-ville, mais les forces de l'ordre les ont empêchés d'entrer en tirant en l'air et en lançant des grenades lacrymogènes", a indiqué un policier sur place.
Des milliers de personnes s'étaient rassemblées dans le centre de Beyrouth pour participer à une manifestation géante contre Damas et le gouvernement libanais, lors des funérailles d'un très haut gradé de la police, bête noire du régime syrien, assassiné vendredi.
Sur la place des Martyrs, au centre de Beyrouth, sont placardées des affiches géantes du général Wissam al-Hassan, chef des services de renseignements de la police libanaise, avec ces mots: "le martyr de la justice et de la vérité".
"Une seule révolution dans deux Etats" proclamait une banderole faisant allusion à la Syrie et au Liban, "Va t'en Najib" Mikati, l'actuel Premier ministre libanais ou "Bachar, hors du Sérail", siège du chef du gouvernement. Dans ce cabinet, le parti chiite Hezbollah, puissant allié de Damas et de Téhéran, occupe une place (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurLIBAN. La police disperse les manifestants au gaz lacrymogène
Attentat à Beyrouth : le premier ministre reste en place
LIBAN. La presse craint le "pire"
Attentat à Beyrouth : "Il y avait beaucoup de sang"
EN IMAGES. Scènes de chaos à Beyrouth



