Le cru de la fête de "l’Huma" 2012 est à faible teneur socialiste. L’an passé, c’était la bousculade : les ténors du PS, alors en pleine campagne de la primaire, étaient venus en nombre arpenter les allées de la Courneuve. Ségolène Royal, Martine Aubry ou encore Arnaud Montebourg, chacun était venu serrer la main du candidat Mélenchon.
Cette année, il faut ouvrir l’œil pour dénicher des figures du PS au milieu des stands. Mélenchon ironise d’ailleurs sur l’absence de ministres socialistes : "ils étaient dix au Medef. Ici combien ?". Moins en effet : la plus gradée est la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem qui participe à un débat ce samedi 15 septembre. D’autres ministres délégués ont fait le déplacement, comme George Pau-Langevin (chargée de la Réussite éducative).
Quant au PS, ni l’ex-première secrétaire, ni le futur ne sont venus. Martine Aubry et Harlem Désir avaient, comme on dit, d’autres contraintes d’agenda. Et c’est le nouveau numéro 2 Guillaume Bachelay qui vient rassurer sur l’entente à gauche d’une formule passe-partout : "La gauche est diverse et doit être rassemblée."
Comble de malchance : Marie-Noëlle Lienneman, qui devait participer à un débat sur le non au traité budgétaire européen, se désiste au dernier moment...entraînant dans la foulée l’annulation de la venue du sénateur écolo Jean-Vincent Placé qui conditionnait sa venue à la présence d'un responsable socialiste à la tribune. Eva Joly, qui n’était pas prévue au programme, profite à l’inverse de la fête pour faire entendre sa voix, (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurA l'Huma, entre Front de gauche et PS, ce n'est pas la fête
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