L'ancien président des Maldives, Mohamed Nasheed, a affirmé mercredi avoir été «forcé de démissionner» par des policiers armés et des officiers de l'armée lors d'un coup d'Etat connu de son successeur. Dans un entretien par téléphone depuis Malé, la capitale de cet archipel de l'océan indien peuplé de musulmans sunnites, M. Nasheed a déclaré s'être rendu au siège de l'armée mardi où il a trouvé environ 18 policiers et officiers de l'armée «de rang intermédiaire» contrôlant les bâtiments.
«Ils m'ont dit que si je ne démissionnais pas, ils devraient faire usage de leurs armes. J'ai pris cela pour une menace», a-t-il dit. «J'ai voulu négocier les vies de ceux qui servaient dans mon gouvernement», a-t-il ajouté.
Il a aussi dit craindre que son «vice-président en était», se référant à Mohamed Waheed qui a été investi nouveau chef de l'Etat peu après sa démission mardi, dans la foulée d'une mutinerie de policiers et de semaines de manifestations d'opposants.
Gouvernement d'«unité nationale»
Le nouveau président des Maldives a pour sa part annoncé mercredi son intention de former un gouvernement d'«unité nationale» en réponse aux allégations selon lesquelles il s'est emparé du pouvoir lors d'un coup d'Etat soutenu par des extrémistes islamistes dans cet archipel de l'océan Indien.
L'ancien vice-président, Mohamed Waheed, a été investi mardi nouveau chef de l'Etat après la démission du président Mohamed Nasheed, dans la foulée d'une mutinerie de policiers et de semaines de manifestations d'opposants dans la capitale de l'archipel, peuplé de 330 000 musulmans sunnites.
Mohammed Nasheed, plusieurs fois emprisonné lorsqu'il était dans l'opposition, était arrivé au pouvoir en 2008 pour un mandat de cinq ans, à l'issue du premier scrutin présidentiel démocratique. «L'ancien parti du président sera même invité à rejoindre le gouvernement d'unité (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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