La zone euro a sans surprise approuvé vendredi 20 juillet le plan d'aide à l'Espagne, qui prévoit une enveloppe allant jusqu'à 100 milliards d'euros pour recapitaliser ses banques, mais n'a pas réussi à calmer les marchés de plus en plus inquiets de la santé financière du pays.
Signe du climat de tension, la Bourse de Madrid a chuté de 5,82% et les taux d'emprunt de l'Espagne se sont installés vendredi au-dessus de 7%, tout près de leur plus haut niveau historique. De nombreux analystes craignent que le plan d'aide mis sur pied par la zone euro soit déjà insuffisant.
Au cours d'une brève conférence téléphonique, les ministres des Finances de la zone euro ont "à l'unanimité donné leur accord quant à l'aide financière pour recapitaliser les banques espagnoles", a indiqué l'Eurogroupe.
"Fournir un prêt à l'Espagne est nécessaire pour garantir la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble", ont-ils plaidé.Ce sauvetage est le quatrième depuis le début de la crise de l'euro fin 2009. Il est inédit dans sa forme, car il ne concerne que le secteur bancaire, contrairement à l'aide dont ont bénéficié la Grèce, l'Irlande et le Portugal.
Dans le détail, l'aide proviendra du Fonds de soutien de la zone euro (FESF) puis du Mécanisme de stabilité (MES), appelé à lui succéder rapidement.
Les montants précis dont auront besoin les banques espagnoles seront connus après la publication d'un audit à la rentrée. D'ici là, la zone euro a promis de débloquer fin juillet 30 milliards d'euros et de les mettre de côté pour un cas d'urgence.
En contrepartie, la zone euro va imposer à l'Espagne des conditions strictes (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurL'Eurogroupe approuve le plan d'aide à l'Espagne
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