Chère Valérie Trierweiler,
Ayant cru comprendre que certains sujets seraient désormais interdits, ou au moins fortement déconseillés, à votre spontanéité de tweeteuse, nous nous permettons d’attirer ici votre attention sur d’autres sujets, à propos desquels vous pourriez utilement tweeter.
Nous avons bien remarqué, en effet, le taux particulièrement élevé de reprises de ces 137 signes, par lesquels vous apportez votre soutien à Olivier Falorni, adversaire de Ségolène Royal à La Rochelle. Pendant plus de vingt-quatre heures, ce tweet a constitué le sujet unique des journaux - écrits, radiophoniques, et télévisés - en France. Pour ne prendre qu’un exemple, Libération, pour couvrir l’événement, a mobilisé les plus prestigieux spécialistes des médias, de la Ve République, des premières dames en France, à l’étranger et sur les autres planètes, ainsi que des gender studies.
Son impact dans la presse mondiale a été loin d’être négligeable. De la Stampa au Guardian, de l’International Herald Tribune au South China Morning Post, du Rheinische Post aux 24 Heures de Montréal, sans oublier CNN et Al-Jezira, on s’interroge sur vos motivations. On se demande si François Hollande était au courant. On se consume de supputations sur l’explication conjugale qui va forcément faire suite à votre coup d’éclat.
Une telle puissance de feu est un trésor. Pourquoi ne pas la mettre au service de quelques sujets qui le méritent ? Par exemple, ce même jour où vous adressiez à Falorni votre tweet moderne et amical, France Inter diffusait un scoop : il paraît qu’une des principales entreprises françaises de BTP, Spie Batignolles, maquille en suicides des accidents du travail. Dans certains services, il paraît même que des primes sont supprimées si des accidents du travail sont déclarés.
Combien de confrères de France Inter ont relayé ce scoop ? La réponse est nette : très peu (à l’heure où cette chronique est écrite, on n’a noté qu’une reprise, sur le site du Monde). Ne serait-ce pas pour vous un (...)
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