C'est un fait : la grande majorité des automobilistes, quoique bien placée pour déplorer la hausse des prix du carburant et l'érosion du pouvoir d'achat qui en découle, n'a pour l'heure pas franchi le pas. De nombreuses possibilités de limiter la casse financière – et environnementale - s'offrent cependant aux conducteurs de voitures thermiques.
Diminution de l'empreinte carbone, économies d'énergie, baisse des coûts d'entretien, mais aussi des nuisances sonores : rouler « écolo » présente bien des avantages. La dégradation de la conjonction climatique rend aussi le changement de cap plus que nécessaire, d'autant que le transport routier pèse à lui seul 93,5 % des émissions de gaz à effet de serre dues aux transports.
Réduire ses émissions de CO2 au volant, c'est facile !
Pour commencer, l'éco-conduite n'est pas réservée aux initiés. Tout un chacun peut ainsi s'attacher à respecter scrupuleusement les limitations de vitesse, étant entendu qu'une vitesse réduite de dix kilomètres par heure sur l'autoroute équivaut à une économie de cinq litres d'essence et d'un kilogramme de CO2 sur cent kilomètres. Utiliser à bon escient la climatisation, qui peut entraîner une augmentation de la consommation de carburant de 10 % sur route et de 25 % en ville, et rouler sans à-coups, c'est-à-dire éviter autant que possible les accélérations ainsi que les freinages, deux actions énergivores, font aussi partie du B.A-BA pour le conducteur responsable.
Il convient par ailleurs d'avoir la présence d'esprit de couper le moteur au-delà de vingt secondes d'arrêt et de ne pas perdre de vue qu'un excès de bagages peut également entraîner une consommation supplémentaire de carburant (de l'ordre de 5 % pour un chargement de cent kilogrammes). On recommandera en outre de décharger la voiture dès l'arrivée définitif et, en amont, de vérifier régulièrement la pression des pneus. Nonobstant le danger sur la route, des pneumatiques sous-gonflés amènent en effet, eux aussi, une hausse de la consommation d'essence.
Pensez pour conclure à vidanger régulièrement l’huile de moteur, à démarrer le moteur sans appuyer sur l’accélérateur, à anticiper les ralentissements et à favoriser un régime maximal de deux mille cinq cents tours minute – deux mille pour un modèle diesel. L'un dans l'autre, la planète vous dira merci.

