Les premières élections de l'après-Moubarak, saluées comme un "test de démocratie réussi", sont entrées dans leur deuxième jour mardi, marquées par une participation inédite et un calme tranchant avec la violente crise qui a secoué le pays durant la campagne.
"Naissance d'une nouvelle Egypte", titrait le quotidien gouvernemental Al Akhbar, saluant l'affluence sans précédent et sans incident majeur, quelques jours après des affrontements meurtriers entre police et manifestants hostiles au pouvoir militaire.
Washington s'est félicité du début du scrutin pour lequel les observateurs indépendants américains présents ont témoigné de premières impressions "positives", selon un porte-parole du département d'Etat.
Mardi, des files d'attente commençaient à se former à l'heure de l'ouverture des bureaux de vote vers 08H00 (06H00 GMT), au lendemain d'une participation plus importante que prévu selon la Haute commission électorale, qui a prolongé de deux heures les opérations de vote lundi.
Le vote de lundi et mardi concerne le tiers des gouvernorats du pays le plus peuplé du monde arabe avec plus de 80 millions d'habitants, dont la capitale Le Caire et la deuxième ville d'Egypte, Alexandrie. Le scrutin s'étalera dans les autres régions jusqu'au 11 janvier pour l'Assemblée du peuple (députés) et jusqu'au 11 mars pour la Choura (chambre haute consultative).
Quelque 17,5 millions d'électeurs sur 40 millions sont appelés à participer à cette première phase pour élire 168 des 498 députés.
"C'est important pour moi de voter car je sens que pour la première fois, ma voix compte", affirme Rafiq, 30 ans, devant le bureau de vote dans le quartier d'Héliopolis, dans l'est du Caire. Il exprimait un sentiment partagé par de nombreux Egyptiens qui se félicitaient de pouvoir déposer un bulletin qui compte, après des décennies d'élections acquises d'avance (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
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