La ministre de la Fonction publique a assuré que ces efforts permettraient à la France de revenir vers la croissance.
La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a estimé mercredi sur RTL que les fonctionnaires devaient affronter un «grand moment de rigueur», souhaitant qu’ils participent au redressement du pays.
«Ce n’est pas une cure d’austérité mais c’est un grand moment de rigueur. Les fonctionnaires sont conscients de l’importance de leur fonction et ont envie que leur pays se redresse, donc ils savent que s’ils y participent, ils peuvent générer aussi leur part de croissance», a dit la ministre, évoquant une «situation très dure».
La veille, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait pourtant récusé l’idée que le fait de réserver les créations d’emplois publics aux secteurs prioritaires devait s’interpréter comme un «tournant de la rigueur».
Matignon a annoncé que les créations d’emplois publics seraient «réservées à l’enseignement, la police, la gendarmerie et la justice», fixant des objectifs chiffrés «de -2,5% par an sur les autres secteurs».
Marylise Lebranchu s’est refusée à chiffrer le nombre des postes qui devront du coup être supprimés, indiquant que lors de la conférence sociale des 9 et 10 juillet, elle regarderait «avec les syndicats ce qu’on veut réaliser sur cinq ans et en particulier bien définir les missions de service public».
«A partir de là, avec l’ensemble de mes collègues ministres, on va pouvoir essayer d'être justes», a-t-elle indiqué, ajoutant : «si je pouvais garder tous les postes et les répartir différemment, je le ferais, mais nous sommes en période de crise».
«Les syndicats acceptent cette idée de rigueur parce qu’elle est logique», a insisté la ministre en estimant que «ce qu’ils demandent c’est qu’on puisse avoir une vraie négociation sur quels postes» seront concernés.
S’agissant des rémunérations, elle a laissé entendre que le point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des fonctionnaires, pourrait à (...)
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