Les Français sont très attachés à Laure Manaudou. La nageuse qui a obtenu beaucoup de médailles et battu record sur record sous les couleurs françaises est un tout petit peu moins fan de ses compatriotes.
Laure ne tarit pas d'éloges sur Auburn, la minuscule ville de l'Alabama où Frédéric Bousquet, leur fille Manon et elle-même, ont posé leurs valises. Un endroit certes « loin du coeur » comme le souligne le Parisien, mais surtout « loin des yeux trop inquisiteurs en France ». « C'est justement parce que c'est un trou que j'y suis venue, confie Laure. C'est calme, personne ne me connaît. Même si les gens sont gentils en France, je me sens oppressée quand on me reconnaît [...] Ce n'est pas que je n'aime pas la France mais ici, je me sens mieux dans ma tête. »
Auburn, qui a été élue « ville idéale où prendre sa retraite (sic) » a donc le mérite d'être une bourgade où Laure peut se promener sans tomber sur un de ses compatriotes. Des gens « tellement peu discrets, que ça [la] gêne un peu ». La nageuse se souvient ainsi d'une anecdote marquante : « J'ai même dû me cacher dans un coffre de voiture en sortant du cercle des nageurs de Marseille pour ne pas qu'on commence à dire que je reprenais l'entraînement ». (Une curiosité qui la gênait moins lorsqu'elle squattait les unes de magazines du temps de sa splendeur).
>>>
Laure Manaudou, un retour critiqué.
L'angoisse qui la saisit lorsqu'elle doit retourner dans notre beau pays commence dès l'aéroport : « Comme chaque fois. Le fait de se retrouver dans l'avion et d'entendre les gens parler français, je me dis : " Ça y'est, c'est parti, ça va être la folie ", tremble-t-elle. Car Laure n'est pas la grande sportive sûre d'elle que l'on croit : « Moi, je suis plus timide, plus réservée, ce n'est pas moi qui vais me mettre en avant en disant : ‘‘Tiens, je vais aller me montrer ou donner des (...) Lire la suite sur voici.fr



4 commentaires