Les faibles scores du Nouveau parti anticapitaliste et de Lutte Ouvrière interdisent aux deux partis de toucher des subventions, indexées sur les résultats électoraux.
Plus d’argent public pour l’extrême gauche. Pour cause de scores historiquement bas aux élections législatives, le Nouveau Parti Anticapitaliste et Lutte Ouvrière devront se passer de subventions pour les cinq années qui viennent.
Ni le NPA emmené à la présidentielle par Philippe Poutou ni Lutte Ouvrière dont la porte-parole est Nathalie Arthaud ne sont parvenus à remplir les conditions exigées par la loi pour accéder au financement public du parti ni même le remboursement des frais de campagne.
La loi du 11 mars 1988 instaure le principe de financement public en fonction du nombre de voix récoltées au premier tour: un parti doit passer le seuil de 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions pour recevoir 1,68 euro par an et par voix pendant cinq ans. Un deuxième volet de financement est indexé sur le nombre d’élus, à l’Assemblée comme au Sénat.
Les résultats de LO au second tour montrent que sur 552, seulement 20 candidats ont atteint les 1%. Le score du parti trotskyste est de 0,49% à l'échelle nationale et 0,50% à l'échelle des circonscriptions. Le NPA affiche un score compris entre 0,50% et 0,80% pour les 370 candidats présents sur 577 circonscriptions au total.
Les deux partis se disent peu préoccupés par cette situation: «Nous existons grâce aux cotisations de nos militants et de nos sympathisants. L’absence de fonds publics ne nous empêchera pas de vivre », affirme Michel Rodinson, trésorier de Lutte Ouvrière. Christine Poupin, porte-parole du NPA, assure, elle, que «par principe le financement du NPA est indépendant des fonds publics. Notre financement provient des cotisations de nos adhérents et des souscriptions (dons des sympathisants et des personnes physiques privées, ndlr)». Elle précise: «De toute façon, la dotation publique liée aux résultats aux élections ne servait qu’au (...)
En direct - Bachelot: il n’y a «plus de candidat de droit divin» à l’UMP
Hollande dément vouloir réduire le nombre de fonctionnaires
Pour Bertrand et Le Maire, il n'est pas l'heure de penser à 2017
Pécresse : la France va devenir «la risée de toute l'Europe»
«C’est là que je vote»


