La décision de Bayrou de voter pour Hollande risque d’isoler le Modem.
Au Modem, pas question de croire un seul instant que la décision, «à titre personnel», de François Bayrou de voter François Hollande isolerait un peu plus la formation centriste sur l’échiquier politique. «Pour le moment, nous préparons les législatives et nous nous mettons en situation d’avoir 577 candidats», explique Marc Fesneau, le secrétaire général du parti centriste, persuadé «d’être en mesure d’avoir un groupe à l’Assemblée».
Croix. Après ce changement de position aussi radical, ses anciens «amis» du centre droit, du Nouveau Centre (NC) ou du Parti radical valoisien veulent croire, au contraire, que l’ancien candidat à l’Elysée a fait une croix sur de futurs députés. «Il s’est coupé de toutes possibilités d’alliance avec nous. Des candidats Modem vont se présenter contre des députés socialistes sortants, alors que leur patron a fait le choix de Hollande. Tout cela est difficilement lisible», commente un proche de Jean-Louis Borloo, que François Bayrou a rencontré entre les deux tours. Tout comme il s’est entretenu avec François Fillon et le président du NC, Hervé Morin.
Obtenir des élus à l’Assemblée sera d’autant plus difficile que François Hollande, peu de temps après la déclaration du leader centriste, a bien pris soin de mettre les points sur les i, précisant qu’il n’y avait eu «aucune négociation» ni «d’alliance qui se prépare» ou «de tractations» avec le président du Modem. «Tout va dépendre de ce qui va arriver dimanche soir», explique l’entourage de François Bayrou. Plus clairement, de l’ampleur de la défaite probable de Nicolas Sarkozy. Une franche victoire de François Hollande pourrait accélérer les mouvements tectoniques au centre, veut-on croire au Modem. Même si des proches de François Bayrou expliquent que «la recomposition du centre, éparpillé entre mille chapelles différentes, n’est pas l’objectif principal après cette élection présidentielle. Nous ne sommes pas dans une (...)
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