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    Kepler découvre plus de 1.000 nouvelles exoplanètes, dont cinq potentielles jumelles de la Terre

    ASTRONOMIE – Il semble que les «petites» planètes, d'une taille inférieure à celle de Neptune, soient plus communes dans l'Univers que les géantes comme Jupiter...

    De notre correspondant à Los Angeles

    La moisson galactique fut riche. La sonde Kepler a détecté 1.202 potentielles nouvelles planètes situées en dehors de notre système solaire, selon des résultats présentés par la Nasa, mercredi. «C'est extraordinaire», s'enthousiasme pour 20minutes.fr Geoffrey Marcy, l'un des nombreux astronomes de la mission.

    Le scientifique donne un chiffre pour mettre les choses en perspective: depuis la découverte de la première exoplanète orbitant autour d'une étoile en 1995, les astronomes n'en avaient détecté qu'un peu plus de 500. Une fois les nouvelles candidates confirmées (Kepler les observe indirectement via la variation de l'intensité lumineuse de leur étoile quand elles passent devant), le nombre de planètes connues devrait donc tripler (1).

    Des planètes de petites tailles, potentiellement habitables

    Ce n'est pas tant le nombre massif de nouvelles planètes qui réjouit les scientifiques que leur nature. Parmi les 1.202 corps découverts, on compte, selon un article à paraître dans The Astrophysical Journal:

    68 planètes de la taille de la Terre (rayon inférieur à 1,25 RT, pour rayon terrestre)

    288 «Super» Terres: (entre 1,25 et 2 RT)

    663 de la taille de Neptune (entre 2 et 6 RT)

    165 de la taille de Jupiter (entre 6 et 15 RT)

    19 deux fois plus grosses que Jupiter (entre 15 et 22 RT)

    Jusqu'à présent, la plupart des exoplanètes découvertes étaient des géantes gazeuses dont certaines orbitent presque collées à leur étoile (des «Jupiter chauds»). Mais parce que Kepler braque ses instruments sur une zone fixe, entre les constellations du Cygne et de la Lyre, qui compte plus de 150.000 étoiles -situées entre 500 et 3.000 années-lumière du Soleil- il est capable de détecter des infimes variations lumineuses provoquées par des plus petits corps.

    Parmi ces planètes, 58 sont situées dans une zone «habitable» (où de l'eau peut se trouver à l'état liquide, entre 0 et 100°C), et surtout, cinq sont d'une taille comparable à celle de la Terre. Pour l'instant, les astronomes ne savent rien sur leur composition, ni même si elles sont rocheuses. «Il s'agit des premères exoplanètes découvertes d'une taille voisine à celle la Terre et situées dans une zone habitable», commente Geoff Marcy (la découverte de la planète Gliese, beaucoup plus proche de nous et cinq fois plus volumineuse que la Terre, est contestée par de nombreux scientifiques).

    A l'écoute de possibles signaux émis par une autre civilisation

    «Nous allons rapidement braquer des radiotélescopes» sur leur position, explique l'astronome, «pour détecter d'éventuelles ondes émises par une civilisation technologiquement avancée.» Selon lui, «la probabilité est plutôt faible, mais cela vaut le coup d'essayer».

    Le Graal, explique-t-il, sera «de trouver une jumelle à la Terre, bien plus proche de nous» que nos arrière arrière arrière petits enfants pourraient coloniser. Aucun d'entre nous ne sera malheureusement vivant pour le voir. Les chasseurs de planètes du 21e siècle sont les nouveaux bâtisseurs de cathédrales, en somme.

    (1) Selon Geoff Marcy, entre 90 et 95% des planètes «candidates» découvertes par Kepler sont en général confirmées. Parfois, la variation de l'intensité lumineuse d'une étoile peut être causée par un autre corps céleste, comme dans le cas d'étoiles binaires.

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