Micro à la main, Roger Karoutchi arpente la salle du Moulin Fidel, au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), devant une vingtaine de grands électeurs. La plupart sont des conseillers municipaux UMP appelés à voter dimanche pour renouveler les sept sièges de sénateurs du département. Avec ses allures de crooner, l'ex-secrétaire d'Etat qui conduit la liste UMP dans les Hauts-de-Seine est là pour les convaincre de ne pas voter pour la liste dissidente constituée par le sénateur sortant, Jacques Gautier (UMP). « Peut-on se permettre de perdre la présidence du Sénat ? Peut-on se permettre d'avoir un système législatif bloqué face à la crise si la gauche gagne le Sénat ? », martèle Roger Karoutchi. Dans le département, la gauche pourrait, en effet, remporter un troisième siège, capitalisant sur ses récentes victoires aux élections locales. Et perdre un siège dans l'ancien fief du chef de l'Etat serait un très mauvais signal pour la présidentielle.
De l'avis des élus, cette campagne sénatoriale a été plus intense que celle de 2004. « On sent qu'il y a des échéances politiques, témoigne Serge Kehyayan (Centre), conseiller municipal à Clamart. On a reçu plein de courriers, et les candidats ont beaucoup été à la rencontre des élus locaux. » Au total, trente réunions ont été organisées en septembre dans les communes départementales ainsi que deux grands meetings. « Un siège peut se jouer à quelques voix près, il faut mener une campagne de proximité », justifie Roger Karoutchi. Pour lui, il s'agit d'abord de « responsabiliser » les élus. « On leur dit que c'est un vote très politique. La présidence du Sénat est en jeu et l'élection présidentielle arrive dans sept mois. Tout vote pour la dissidence est une aide à (...) Lire la suite sur 20minutes.fr
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Un autre Sénat est possible
Karoutchi donne de la voix dans les Hauts-de-Seine
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