Retour sur . Les trois concerts du rockeur au Stade de France
Le bilan n’est pas si négatif pour Johnny Rhâllyday (au moment des présentations, il prononce son nom avec un H très aspiré). En trois soirées, il a réuni au Stade de France plus de 150 000 spectateurs (sur une jauge de 180 000), d’après l’organisation. Le premier soir, l’idole allumait le feu, sous la pluie, sur ses 69 bougies : c’est Alain Delon qui a demandé à la foule de chanter Happy Birthday. Au répertoire, aucune chanson des quatre derniers CD (le titre le plus récent est Oh Marie), mais un cocktail de tubes des années 60 à 90, avec des hommages à Elvis (I’m Gonna Sit Right Down) et à Ben E. King (I Who Have Nothing). Dans les classiques Que je t’aime ou Ma Gueule, et le moins connu Cet Homme que voilà (Richard Cocciante), il atteint une démesure mélodramatique qui ne verse jamais dans l’outrance. Quant au décor, imposant comme il se doit, il ne vole pas la vedette à la musique, ni à Johnny, aussi en forme physiquement que vocalement. La tournée se poursuit jusqu’en août, s’interrompt pour l’enregistrement d’un nouveau disque, et reprendra en octobre. F.-X.G.
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