Celle-là, même ses fidèles lieutenants ne s'y attendaient pas. Jean-Louis Borloo abandonne la partie à mi-parcours. C'est sur le plateau de TF1 que le président du Parti Radical a choisi de jeter l'éponge, évoquant un manque de lisibilité politique, et un mauvais timing: «Les temps sont suffisamment troublés pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion», a-t-il lancé. Il ne se présentera donc pas à la présidentielle de 2012.
Les réactions à ce revirement soudain (il se disait prêt et confiant depuis plusieurs mois), n'ont pas tardé à fuser. A commencer par celles de son propre camp, qui ne se remet pas de ce coup de massue. A l'instar de Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau centre et proche de Borloo: «Comme des dizaines de milliers de militants et des millions de Français, je suis profondément triste et déçu ce soir parce qu'un Français sur cinq sera privé de choix crédible lors de l'élection présidentielle. Mais le renoncement d'un homme ne fait pas la mort d'une idée, d'un combat ni de valeurs. Si les Français n'ont pas ce choix à la présidentielle, nous allons nous organiser pour qu'ils l'aient aux législatives et que de 2012 à 2017, quelles que soient les circonstances, leurs voix soient entendues».
Visiblement, Jean-Louis Borloo n'avait prévenu personne. Rama Yade non plus, qui avait en avril dernier
pris le risque de déserter l'UMP pour rejoindre Borloo. Pour elle, qui se dit «triste» mais «compréhensive», cet abandon est un acte d'auto-abattage pour le bien de l'UMP: «Jean-Louis Borloo fait le sacrifice de sa candidature pour la majorité, il lui donne une ultime chance de se refaire. Aujourd'hui, l'UMP ne peut plus accuser les autres de ses difficultés et doit prendre en compte notre sensibilité progressiste».
Côté UMP, on se félicite de cette annonce, au moment où Nicolas Sarkozy rassemble ses forces et ses troupes la veille de la présidentielle. (...) Lire la suite sur gala.fr
Jean-Louis Borloo : la scène politique partagée après l'annonce de sa non-candidature



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