Jean-François Copé se déclare officiellement ce dimanche 26 août à midi, lors d'un meeting à Châteaurenard, candidat à l'élection du nouveau président de l'UMP, qui promet un duel féroce avec François Fillon, favori des sondages.
Son entrée en lice était un secret de Polichinelle: le député-maire de Meaux a fait du contrôle du parti une étape essentielle vers la conquête de l'Elysée en 2017. Mais le secrétaire général de l'UMP, d'ordinaire si pressé, s'en est tenu à son calendrier en ne se dévoilant qu'à la fin de l'été. Deux mois après son rival et à trois mois de l'élection, le 18 novembre, par les adhérents du successeur de Nicolas Sarkozy, dernier président en titre de l'UMP.
De sa candidature, il a voulu faire une démonstration de force: plus de 2.000 partisans attendus, près de 70 parlementaires ou ex-parlementaires, dont les patrons des groupes UMP à l'Assemblée et au Sénat, Christian Jacob et Jean-Claude Gaudin, et son discours qu'il a travaillé tout l'été, d'une durée d'une heure et retransmis en direct sur les chaînes d'information.
"Un chef d'équipe"
Contrairement à son rival, qui distingue désormais le "fillonisme" du sarkozysme, Jean-François Copé a choisi de coller au maximum à Nicolas Sarkozy, toujours aussi aimé des militants.
Conscient de ne pas jouir de la stature d'homme d'Etat de son rival, il met en avant son expérience de meneur d'hommes et de femmes, à la tête des députés UMP (2007-2010) puis du parti depuis novembre 2010. L'ex-ministre Luc Chatel loue "un chef d'équipe hors pair". "Il y a du Sarkozy en Copé", assure-t-il alors que Jean-Pierre (...)
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