Petite veste sur pull en V, barbe de huit jours, l’ex-Brandon Walsh de Beverly Hills (en promo pour sa nouvelle série Call Me Fitz) affiche la modestie simple de ceux qui s’en sont pris plein la poire. Il y a de l’humanité et du désenchantement chez lui, ainsi qu’une honnêteté qui ne lui laisse esquiver aucune question. Tant mieux pour nous...
Voici:On vous avait quitté en gentil Brandon Walsh, vous revoilà en Fitz, un sale type égoïste et amoral. Quel come-back !
Jason Priestley : (rires) Oui, j’en ai eu ma claque d’incarner des good guys. Dans Call Me Fitz, je joue un vendeur de voitures d’occasion sans scrupules, prêt à faire et dire n’importe quoi pour placer une bagnole ou se taper une fille.
Avouez : cette série est un prétexte pour être entouré de filles et de voitures ?
C’est la parfaite combinaison, j’avoue. Vous savez que j’adore les courses automobiles, j’ai été pilote professionnel, j’y ai pris beaucoup de plaisir.
Avec les filles aussi ?
Hé, hé ! J’ai beaucoup joué les séducteurs à l’écran. Mais dans la vraie vie, je suis beaucoup plus calme et pantouflard.
Vous allez décevoir vos fans, là…
J’assume. Ça fait bien longtemps que j’ai perdu mon goût des virées la nuit. J’ai senti le basculement quand, en soirée, je me trouvais entouré de gens avec lesquels je ne partageais rien. Ils étaient là pour des autographes ou des photos. Je me sentais vampirisé.
Dans Call Me Fitz, justement, vous perdez votre âme. Comment avez-vous réussi à ne pas la perdre dans la vie ?
Durant toutes les années Beverly Hills, en plein succès, c’était une période vraiment étrange pour nous tous. On se sentait dépossédés de nous-mêmes. Ce qui m’a sauvé, c’est d’avoir dirigé une dizaine d’épisodes et produit certains. Prendre des responsabilités sur le show, me retrouver aussi derrière la caméra, m’a permis de ne pas me figer dans un rôle d’idole des jeunes.
Voyez, c’est vous-même qui évoquez Beverly Hills. On peut en parler ?
Beverly (...)
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