A Ishinomaki, ville côtière de l’est du Japon, le douloureux souvenir du tsunami qui a emporté un dixième des habitants il y a un an s’est ...
cristallisé en de curieuses rumeurs. «On m’a dit que des gens qui réparaient un magasin sont tombés malades à cause des fantômes», assure Satoshi Abe, 64 ans. Une autre habitante raconte avoir entendu parler de hordes de personnes vues en train de courir vers les collines, comme pour essayer, encore et encore, d’échapper aux vagues de plus de 10 mètres qui ont déferlé sur le littoral le 11 mars 2011. Un chauffeur de taxi refuse même de s’arrêter dans certains quartiers, de crainte d’embarquer des passagers morts-vivants. L’anthropologue Takeo Funabiki n’est guère surpris : «Une mort brutale est particulièrement incompréhensible et l’expression de cette incrédulité peut prendre la forme de rumeurs, quelque chose qui peut être partagé avec d’autres.»
Retrouvez cet article sur Liberation.fr
Attentat de Karachi : un rescapé entendu par la DCRI
Syrie: toujours le flou sur la situation d'Edith Bouvier
Romney rescapé au Michigan, conforté en Arizona
Après les Oscars, faut-il être muet pour gagner la présidentielle?
Repères
Angela Merkel, le roc d’une coalition bancale


