Jacques Cheminade est le deuxième candidat à l'élection présidentielle à avoir déposé ses promesses de parrainages au Conseil constitutionnel, après Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière. Le leader du parti Solidarité et Progrès totalise 538 parrainages qui devraient donc lui permettre de concourir au premier tour le 22 avril.
Mais qui est donc ce candidat inconnu du grand public, qui avait déjà obtenu 0,28% en 1995? Et comment cet ancien haut fonctionnaire de 70 ans, né en Argentine, a-t-il réussi à réunir les signatures nécessaires à une candidature présidentielle quand tant d'autres s'y cassent les dents, alors qu'il avait échoué en 1981, 2002 et en 2007?
Voici le portrait que France 3 faisait de lui en avril 1995:
Interrogé par l'AFP, l'entourage de Jacques Cheminade explique: «On est sur le terrain depuis des mois et des mois et quand on a commencé, il n'y avait que nous, les gens de Lutte ouvrière, et un peu ceux de (Nicolas) Dupont-Aignan.» Un membre de l'équipe de campagne de François Hollande fait une lecture plus subtile en affirmant que «pour de petits maires indépendants, donner leur parrainage à Cheminade est un moyen confortable ne pas subir les demandes d'autres démarcheurs sans s'exposer aux reproches de leurs administrés». Des administrés qui, comme la majorité des français, ne savent pas du tout qui est Cheminade.
Diplômé de HEC et de l'ENA, Jacques Cheminade se pose depuis des années en pourfendeur de l'«oligarchie financière» au pouvoir. Déjà, en 1995, l'atypique candidat dénonçait le «cancer financier qui ronge et détruit tout», considérant que ce sujet devait être «le premier sujet politique, celui qui devrait être en tête chez tous les candidats». Et Cheminade de prédire à l'époque «une période grave, tragique pour l'histoire du monde et de l'Europe» dans «les deux ou trois prochaines années». Faisant de la «dictature financière» la cause principale du chômage, (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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