Nicolas Hulot estime, dans un entretien au Monde daté de jeudi, qu'il n'est «pas sain que l'écologie politique soit à ce point marginalisée» dans la campagne présidentielle et confirme qu'il ne s'engagera pas directement au côté d'Eva Joly dans les semaines à venir.
Resté plutôt silencieux depuis la primaire Europe Ecologie-Les Verts (EELV), où il s'était lourdement fait battre par l'ex-magistrate, l'écologiste, qui a repris en novembre la présidence de sa fondation, estime que sa «parole sera d'autant plus forte» et «audible qu'elle sera non partisane».
«Etre président de ma fondation m'interdit tout soutien politique», explique-t-il, alors que les candidats à la primaire EELV s'étaient engagés à soutenir le vainqueur.
Comme on lui demande s'il va participer à des meetings d'Eva Joly, Nicolas Hulot, qui se dit «sans amertume», répond : «J'ai pris une autre voie, ce qui n'empêchera peut-être pas de se retrouver sur le chemin des idées. Je n'ai nulle intention de nuire aux écologistes, ni à leur candidate.»
«Au passage, je trouve qu'il n'est pas sain que l'écologie politique soit à ce point marginalisée», poursuit l'ex-animateur de l'émission «Ushuaïa», qui juge son retour en politique «peu probable».
«Convergence évolutive» avec Mélenchon
En reprenant la présidence de la Fondation Nicolas Hulot, il entend «faire la démonstration intransigeante que l'enjeu écologique conditionne tous les enjeux de solidarité». «On sait ce qu'il faut faire : agir, au niveau européen, pour réformer les excès du capitalisme, mettre fin aux spéculations sur les matières premières», dit-il.
«Pour que l'Etat retrouve des marges de manoeuvre et ait d'autres alternatives que l'austérité, ma fondation propose entre autre que la Banque centrale européenne lui prête à taux nul ou très faible pour financer un grand plan d'investissement écologique et (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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