Le président François Hollande a donné lundi 9 juillet au matin le coup d'envoi de la grande conférence sociale, innovation qu'il a voulue pour relancer le dialogue social et tenter de trouver un consensus avec syndicats et patronat pour résoudre la crise, en particulier celle de l'emploi.
C'est le moment "de mettre la France en mouvement, il n'y a pas de temps à perdre", a affirmé le président en ouvrant la conférence au Palais d'Iéna, au siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE) devant quelque 300 personnes.
Avec cette grand-messe, prévue sur deux jours, le chef de l'Etat a voulu marquer un changement par rapport à l'ère Sarkozy et ériger le compromis en méthode du dialogue social. Fini les sommets de deux heures à l'Elysée au profit de dialogue dans la durée.
La méthode est saluée par les syndicats et le patronat qui se voient ainsi mis au centre des décisions, une revanche sur les attaques répétées de l'ex-président contre les corps intermédaires qu'il menaçait de contourner.
Trois grands défis
François Hollande a rendu hommage à ces "corps intermédiaires sans lesquels la France ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui".
"Il ne s'agit pas d'un sommet ponctuel", a-t-il dit, en donnant "rendez-vous dans un an". "C'est un compromis positif pour sortir par le haut des épreuves qu'on traverse".
Tôt dans la matinée, le chef de l'Etat, entouré du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et des ministres concernés dont celui du Travail Michel Sapin, avait reçu les numéros un des organisations syndicales et patronales -qu'il n'avait pas revus depuis son élection- pour un tour d'horizon sur le dialogue social.
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