Les investisseurs n'ont pas bronché, au lendemain de la victoire du socialiste. C'est sur la Grèce, en plein imbroglio politique, que se concentrent les inquiétudes.
Alors que la droite prédisait des attaques financières en cas d'élection de François Hollande, les marchés n'ont pas bronché au lendemain de la victoire de celui-ci. Au contraire : à Paris, le CAC 40 gagnait 1,46% vers 17h. Ce lundi également, la France a emprunté près de 8 milliards d'euros à des taux en baisse, tandis que le spread franco-allemand -la différence de taux entre Paris et Berlin- diminuait de plus de 3%.
Tout indique que les investisseurs ont bien entendu le message que leur adressait le candidat Hollande, fin février : «I'm not dangerous». Sa volonté d'élaborer une politique de croissance à l'échelle européenne est plutôt bien reçue, alors que les dégâts des politiques d'austérité se font de plus en plus évidents. Plusieurs pays européens espèrent que le nouveau pouvoir français pourra faire contrepoids à l'Allemagne en la matière.
Merkel attend Hollande «à bras ouverts»
«Hollande a rassuré en abordant de manière fréquente la question de la dette, souligne-t-on au siège de la banque BNP Paris. Et un consensus est en train de naitre en Europe sur la nécessité d’un projet pour la croissance. Même si sa vision des choses, keynésienne, n'est pas la même que celle de l'Allemagne, monétariste».
La Chancellerie allemande a d'ailleurs fait savoir qu'elle se refusait toujours à envisager une révision du pacte budgétaire, à laquelle s'est engagé François Hollande. Angela Merkel s'est en revanche déclarée prête à accueillir «à bras ouverts» le nouveau chef de l'Etat, rencontre qui devrait avoir lieu peu après son investiture, le 15 mai.
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