Deux discours verts vifs et des annonces gouvernementales en-veux-tu-en-voilà d’un côté, une présence ministérielle très parcimonieuse et un accueil rouge piquant de l’autre. Une conférence sur la politique environnementale d’un côté. La fête de l’Huma de l’autre. Deux rendez-vous qui n’ont évidemment rien à voir, mais quand même : les équilibres politiques de l’équation majoritaire qui a porté François Hollande jusqu’à l’Elysée ont enregistré ce week-end des mouvements tectoniques d’ampleur. Entre les écologistes et les mélencho-communistes, le cœur des socialistes a clairement penché du côté des premiers. Un tournant dans l’histoire des alliances tumultueuses entre les formations de gauche ? L’entrée des Verts au Sénat, les thématiques de la campagne présidentielle de François Hollande (avec les accros que l’on sait sur le nucléaire par exemple) puis les accords électoraux pour les législatives, favorables aux écologistes, avaient annoncé la couleur. Mais le mot tournant a été abondamment utilisé ce week-end par les leaders écolos eux-mêmes, ravis d’entendre le chef de l’Etat et son Premier ministre confirmer la mutation verte du grand frère social-démocrate.
La fin de la prudence jospinienne
Le tournant sur toutes les lèvres de la fête de l’Huma était tout autre : c’est celui de la rigueur à marche forcée par le traité européen qu’ont vilipendé les sympathisants du PCF et du Front de gauche réunis à La Courneuve.
Comme le Grenelle sarkozyste est encore dans toutes les têtes, la prudence reste (...)
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