Le temps n’est pas galant homme : pour sa première visite officielle au Royaume-Uni, François Hollande aura bien du mal à dresser un bilan positif des rapports franco-britanniques.
Passons sur les avanies personnelles : pour sa première visite à Londres, durant sa campagne présidentielle, le candidat socialiste avait dû se contenter d’être reçu par Ed Miliband , leader de l’opposition travailliste. Le premier ministre conservateur, David Cameron, lui, n’avait pas daigné lui ouvrir les portes du 10, Downing Street.
Tout oppose les deux gouvernements
Pas d’amélioration depuis. Dernière gracieuseté de Cameron : au G20, le chef du gouvernement de sa majesté s’est déclaré disposé à "dérouler le tapis rouge" aux exilés français inquiets de l’institution d’une tranche de 75% pour les revenus supérieurs à 1 millions d’euros. L’incident a laissé des traces : selon le Daily Telegraph, le gouvernement français s’apprêterait- en représailles ? - à frapper d’une taxe les biens immobiliers des 200.000 Britanniques propriétaires de résidences secondaires en France…
Plus profondément, tout oppose les deux gouvernements, pourtant l’un et l’autre confrontés à la crise la plus profonde depuis 1929. Alors que les conservateurs britanniques ont choisi la purge libérale et les coupes claires dans le budget pour réduire une dette qui tangente 90% de leur Pib, le gouvernement socialise qui a banni le mot "rigueur" du discours officiel , fait semblant de croire que la France peut faire l’économie d’économies drastiques et d’une majoration des impôts.
L'Europe au centre des divergences
Mais c’est surtout (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurHollande à Londres : entente cordiale ou mésentente cordiale ?
Hollande - Cameron : une rencontre sous haute tension
EN IMAGES. Hollande en visite à Londres



