L'affaire, classée vendredi par le parquet de Paris suite à l'abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel par le conseil constitutionnel, pourrait être relancée a annoncé samedi un syndicat de la RATP. "Nous savions que l'abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel par le Conseil constitutionnel allait empêcher à ce jour les poursuites pénales mais nous demeurons confiants pour la suite de ce dossier lorsque sera promulguée la nouvelle loi", peut-on lire dans un communiqué du syndicat autonome SAT-RATP.
Une lettre anonyme dénonce un scandale sexuel
Une enquête avait été ouverte en août 2011 sur des soupçons d'abus sexuels commis par des responsables de la RATP. L'affaire a débuté en juin 2011, lorsque le PDG de la RATP, Pierre Mongin, a reçu une lettre anonyme dénonçant des pressions psychologiques exercées sur les salariés dont certains étaient contraints à des prestations sexuelles en échange d'avancements. L'ex-responsable syndical de la RAT, mis en cause, avait estimé être "victime d'un règlement de comptes" au sein de son syndicat, dans un entretien accordé au Parisien en septembre dernier. Au total, 24 personnes ont été entendues dans cette enquête menée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Le syndicat autonome SAT-RATP a par ailleurs indiqué samedi son intention de saisir un juge d'instruction sur la partie "trafic d'influence et corruption". Et dénonce dans son communiqué que certaines femmes, dont les témoignages sont importants, n'ont pas été entendues durant l'enquête. "Nous notons qu'aucune enquête n'a été faite sur la partie trafic d'influence et corruption alors que nous sommes nombreux à avoir donné des éléments factuels sur cette partie du dossier (...). Le SAT-RATP va donc saisir un juge d'instruction" sur cet aspect", a-t-il indiqué.
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