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    Hadopi et le jeu vidéo : le « no comment » du SELL

    « Je n'ai aucun commentaire à faire ». Jean-Claude Larue, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) n'a pas souhaité répondre à nos questions sur l'engagement du monde du jeu vidéo dans les avertissements Hadopi.

    Voilà une semaine, en marge de la conférence organisée à la Sorbonne sur le bilan de la riposte graduée, Mireille Imbert Quaretta nous confiait que l'univers du jeu vidéo préparait à se  lancer dans le système Hadopi afin de lutter contre l'échange de jeux piratés sur les réseaux P2P. « Ils sont en train de déposer leur autorisation [CNIL] » assurait la présidente de la Commission de protection des droits. Côté Syndicat national du jeu vidéo, une certitude : « la démarche n'émane pas de nous. La Commission Lescure a justement pour objectif de travailler sur la question. Le moment de faire valoir nos positions n'est donc pas encore venu. Mais sachez que cette démarche évoquée par votre journal et reprise un peu partout n'émane pas de nous » nous confie Julien Villedieu, délégué général du SNJV. Le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, qui représente les mastodontes du secteur en France, se refuse pour sa part à tout commentaire.

    Contactée, la CNIL nous assure que le SELL n'a pour l'heure déposé aucun dossier tendant à un traitement automatisé de données, préalable nécessaire à l'envoi des IP vers la Hadopi. Dans tous les cas, la Hadopi pourra toujours s'enorgueillir de ce possible intérêt de l'univers du jeu vidéo, face à ceux qui persistent à considérer le dispositif coûteux et inutile.

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