Dans son fief du Pas-de-Calais, la candidate du FN a insisté sur la délinquance et l’immigration.
Aux grands-messes parisiennes de l’UMP et du PS, Marine Le Pen a répondu par un petit office dominical sur ses terres électorales d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), «ville de cœur» de la présidente du FN. C’est d’ailleurs dans cette commune du bassin minier que la candidate frontiste avait annoncé avoir recueilli les 500 signatures nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle. «Bienvenue dans le cœur nucléaire de la mafia socialiste», a lancé Steeve Briois, secrétaire général du FN et candidat à la municipalité de cette ville, en brandissant une paire de menottes : l’ancien maire socialiste d’Hénin-Beaumont Gérard Dalongeville a été incarcéré suite à une longue série de malversations financières.
Contre-pied. Pour son dernier dimanche de campagne et avant son meeting au Zénith de Paris demain, Le Pen a choisi de «répondre à la France et de l’écouter» en répondant à six personnes présentes dans la salle et à six autres sélectionnées sur Internet. «Vous êtes le parlement des invisibles. Symboliquement, il y a dans cette salle autant de chaises que de députés et de sénateurs. Je veux parler aux oubliés de la vie politique française.»
La présidente du parti d’extrême droite a choisi de prendre le contre-pied «des deux frères siamois de la vie politique française» et de leurs rassemblements organisés «à coups de milliers d’euros et de centaines de cars affrétés. Ici, pas de stars, pas de show-biz, pas d’anciens ministres». «Sarkozy et Hollande vous ont fait taire. Ne baissez jamais la tête. Ne courbez jamais l’échine.»
Avec le témoignage d’une mère de famille dunkerquoise relatant l’agression et le vol de portable dont son fils a été victime, la patronne du FN a pu s’en donner à cœur joie sur l’insécurité et cette «culture du laxisme qui a pourri notre classe politique». «Je suis moi-même une mère de trois enfants. Trois agressions et deux vols de portables», (...)
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