Législatives . La chef du FN tente de relativiser l’arrivée du candidat du Front de gauche dans sa circonscription.
A la permanence électorale de Marine Le Pen, à deux pas de la place principale d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), c’est l’affluence des grands jours. Médias et caméras sont venus en masse, alléchés par l’odeur du duel entre la candidate du Front national et celui du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon.
Sauf que de duel, il n’y en aura pas. Marine Le Pen ne veut pas se focaliser sur celui qui l’avait traité de «semi-démente» pendant la présidentielle. «Mon principal adversaire dans cette circonscription socialiste y sera le candidat socialiste. Il est le représentant d’un système féodal, anachronique, corrompu, clientéliste que nous combattons sans relâche depuis des années et que nous sommes en train de faire tomber», tranche la présidente du Front national qui, dans cette 11e circonscription du Pas-de-Calais, a obtenu un peu plus de 31% des voix et Jean-Luc Mélenchon, 14,8%.
«Caméras». En 2007, elle avait été la seule candidate FN à accéder au second tour et avait obtenu 41% contre le socialiste Albert Facon. Le duel se fera cette fois contre Philippe Kemel, le maire PS de Carvin, deuxième ville de la circonscription. A la différence de certains, selon elle, et - sans le nommer - de Jean-Luc Mélenchon, la candidate frontiste se défend de «mener une bataille personnelle, ni d’ego, ni dans un esprit de vengeance. Je prends les adversaires que la démocratie me donne. Je ne me préoccupe pas de ceux qui cherchent à faire les intéressants. La campagne législative ne peut pas être une sorte de cirque. Pour certains, la politique, c’est les caméras d’abord, pour moi, c’est les Français d’abord». Elle tente de reléguer le patron du Front de gauche au rang d’«épiphénomène».
Pour bien montrer qu’elle ne redoute en rien «la baudruche Mélenchon», elle prévient qu’elle ne changera rien à ses habitudes et qu’elle fera campagne «en faisant du porte-à-porte, en allant sur (...)
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