Un mandat d'arrêt a été lancé contre le fils du président équato-guinéen Obiang après son refus de se présenter mercredi 13 juillet à la convocation des juges d'instruction chargés de l'enquête sur les biens mal acquis, a révélé vendredi une source judiciaire, confirmant une information du "Monde".
Les juges, qui soupçonnent Teodorin Nguema Obiang Mangue de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers, l'avaient convoqué en vue d'une mise en examen pour la deuxième fois, après une première convocation en mars.
Monsieur Obiang bénéficie d'une immunité de juridiction en tant que vice-président de Guinée équatoriale et ne pouvait donc se rendre à une telle convocation", a répliqué son avocat Me Emmanuel Marsigny."Un tel mandat d'arrêt serait nul en raison du statut de Monsieur Obiang et est un non-événement", a-t-il ajouté, avant d'assurer ne pas avoir été informé du lancement de ce mandat d'arrêt.
Les juges Roger Le Loire et René Grouman avaient entamé début mars le lancement de procédure de mandat d'arrêt contre le vice-président de la Guinée équatoriale, qui ne s'était pas présenté à un premier interrogatoire.
Le gouvernement équato-guinéen avait refusé que Teodorin Nguema Obiang Mangue dépose devant les juges, en signe de protestation après la spectaculaire perquisition qui a visé pendant dix jours, en février, un somptueux hôtel particulier parisien dans lequel ont été saisis 200 m3 de biens de valeur.
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GUINEE EQUATORIALE. Mandat d'arrêt contre le fils du président



