Le gouvernement ne reviendra pas sur l'interdiction de la fracturation hydraulique pour l'exploration des gisements de gaz de schistes, a annoncé vendredi 19 juillet la ministre de l'Ecologie Delphine Batho. Jugée hautement polluante, cette technique est interdite par la loi.
Après une forte mobilisation d'opposants, la France est en effet devenue en juillet 2011 le premier pays à bannir l'usage cette technique controversée, susceptible d'entraîner des pollutions du sous-sol, bloquant ainsi de fait l'exploitation de ces gaz prisonniers des roches souterraines.
Le gouvernement maintient clairement et nettement sur l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste, car nulle part dans le monde il n'a été prouvé que cette exploitation pouvait se faire sans dégâts considérables sur l'environnement et avec des risques importants pour la santé", a affirmé Delphine Batho, interrogée sur BFMTV."Rien dans l'agenda du gouvernement aujourd'hui n'envisage de revenir sur l'interdiction de la fracture hydraulique", a-t-elle ajouté.
La fracturation hydraulique consiste à injecter à très forte pression un mélange d'eau, de sédiments et de produits chimiques pour briser la roche et libérer les molécules de gaz naturel.
Pas de permis d'exploration
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait laissé entendre début juillet que le gouvernement allait "regarder" ce dossier sensible de l'exploitation du gaz de schiste en France, sans toutefois le "rouvrir". Pour Delphine Batho, son collègue "et ami" Arnaud Montebourg avait alors formulé "une réflexion intellectuelle qui n'est pas basée sur des faits".
A la question de savoir si le gouvernement va octroyer de nouveaux permis d'exploration pour connaître l'importance (...)style="color: #000000;"> Lire la suite sur Le Nouvel Observateur
Gaz de schistes : la fracturation hydraulique reste interdite



