Rencontre avec le leader habité de The Brian Jonestown Massacre, Anton Newcombe, à l'occasion de la sortie du nouvel album.
Le 30 avril est sorti Aufheben, dernier né d’une longue lignée d’albums rock psyché du groupe The Brian Jonestown Massacre. Lors de sa dernière venue à Paris, Next a rencontré Anton Newcombe, leader-chanteur américain barré, un poil effrayant, ex-alcoolique qui tente de retrouver une vie pseudo normale.
Café et biscuits sur la table, l’ambiance est plutôt calme. Le bonhomme, quant à lui, paraît intérieurement agité. Anton Newcombe respire fort, s’enfonce au fond du sofa, avant de se lever brutalement pour ouvrir la fenêtre, comme guidé par des voix entendues de lui seul. Il parle de cinéma, de musique ou de son amour pour Berlin et Reykyavik.
Depuis vos débuts dans les années 90 avec The Brian Jonestown Massacre, vous avez presque sorti un album par an. Vous avez un besoin irrépressible de composer?
Je suis un artiste, j’ai besoin de créer, d’inventer sans cesse de nouvelles choses. Un peu comme un photographe qui choisit ses outils, ses sujets et utilise différentes technologies ou filtres. La musique est pareille pour moi. Je joue de tous les instruments, je peux produire, je chante, je travaille sur les vidéos. J’aime l’idée de communiquer une idée, de parvenir à la transmettre.
Justement, comment composez-vous?
Cela commence avec l’écriture. Je ne suis pas un artiste pop, je n’ai jamais essayé de faire des singles. Je cherche plutôt l’idée d’une collection de chansons qui iraient bien ensemble et trouver un flow qui me corresponde.
De quoi avez-vous envie aujourd’hui?
J’adorerais écrire la BO d'un film. Pas une seule chanson, mais la totalité. Et travailler sur ce projet avec des gens que j’aime, que je respecte, qui deviendraient des amis. Ce serait vraiment super.
Les films vous inspirent-ils ?
Je ne regarde plus de films pour la même raison que je n’écoute pas la radio: c’est de la merde. Ce n’est pas fait pour moi. Aujourd’hui, quand les (...)
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