"Si la France ne respecte pas ses lois, cela fera peser un risque sur les investissements en France". L'avertissement émane du patron du géant des biens de consommation Unilever (Other OTC: UNLNF.PK - actualité) , Paul Polman, ulcéré par la tournure prise par les événements à Gémenos, où son groupe a décidé de fermer une usine fabriquant des infusions. "Nous avons montré pendant deux ans une véritable ouverture au dialogue", estime, interrogé par 'Le Figaro', l'intéressé qui pense être "bien au-delà" des obligations légales et qui déclare le dossier "clos". "Il n'est pas question de céder la marque Éléphant ou de sous-traiter des volumes", a-t-il ajouté, en écho à la demande des employés du site, qui souhaitaient récupérer la marque pour continuer l'exploitation.
Quant au soutien de François Hollande, qui a demandé que la marque Eléphant soit cédée gratuitement, Paul Polman balaie la requête. "J'ai appris à dissocier les mots des hommes politiques prononcés à chaud de leurs actes", affirme-t-il dans les colonnes du quotidien, et soulignant que la France ne donne aucune marque en échange quand Unilever investit dans l'hexagone et crée des emplois "comme nous le faisons à Compiègne".
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