Les résultats des législatives ont pu paraître quelque peu déconcertants, certains pouvant même y voir un véritable déni de démocratie. En effet, le Parti radical de gauche (PRG), qui a réalisé 1,65 % des suffrages exprimés au premier tour, a obtenu 12 députés dans la nouvelle assemblée, tandis que le Front national a six fois moins d’élus avec un score plus de huit fois supérieur à celui des candidats radicaux de gauche au premier tour. On peut établir le même type de constat pour Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV), le Nouveau centre (NC) ou le parti radical valoisien (PRV) de Jean-Louis Borloo. C’est bien entendu la conséquence du mode de scrutin majoritaire, mais c’est surtout le résultat d’une règle fondamentale du système politique français que l’on tend trop souvent à ignorer : les postes de parlementaires et de ministres s’obtiennent certes en fonction du poids électoral des partis, mais aussi et peut-être surtout de la proximité avec l’un des deux partis dominants, PS et UMP.
En fait, le système des partis politiques en France est structuré en cinq cercles en fonction de leurs relations avec les deux partis dominants. Ils forment des cercles en étant plus ou moins satellisés par les deux principaux partis qui sont les astres dominants du système politique français.
La première catégorie est représentée justement par le PS et l’UMP. Ce sont les seuls partis susceptibles de gagner une présidentielle et les législatives. Depuis trente ans, ils monopolisent ainsi les postes de président de la République et de Premier ministre.
La seconde catégorie est incarnée par les alliés satellisés de ces partis qui participent aux majorités présidentielles et parlementaires et qui ont ainsi accès à certains postes ministériels. A gauche, c’est le cas du PRG, d’EE-LV ou du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement. A droite, on peut mentionner le NC, le PRV et le parti chrétien-démocrate (PCD) de Christine Boutin. Ils bénéficient pleinement du système (...)
L’UMP désignera son chef en novembre
Dernier hommage au député PS Olivier Ferrand
Il faudra un référendum sur le vote des étrangers, estime Bartolone
L’éternel retour du réalisme de gauche
Les députés UMP boycottent un discours de Fabius


