Les deux points sur lesquels François Hollande comptait se battre ne figureront pas dans le communiqué commun qui va être rendu public dans la nuit.
Le premier G20 de François Hollande, qui s’est ouvert à Los Cabos au Mexique hier, s’annonce bien compliqué. Alors que les sherpas de chaque délégation viennent de se mettre d’accord sur le libellé du communiqué final qui sera rendu public mardi dans la nuit (heure française), la France n’a pas obtenu gain de cause sur deux de ses principales revendications : la nomination d’un secrétariat permanent du G20 et l'établissement d’une taxe sur les transactions financières.
Technique, le premier point était important pour Paris. C'était l’assurance de nourrir l’agenda du G20 et de suivre l’avancée des gros dossiers, pour éviter que les grandes déclarations ne restent que des belles paroles. « C’est une déception, reconnaît un négociateur français, mais on a pu constater que l’agenda reste vivant et que de nouveaux sujets apparaissent notamment sur les questions de régulation financière ».
Sujet autrement plus politique, le communiqué final ne fera finalement pas mention du projet de taxe sur les transactions financières. C’est un désaveu pour la France et l’Europe. Lundi matin, depuis Los Cabos, José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne avait pourtant de nouveau soutenu le projet. François Hollande en avait fait une priorité.
Même pour une adoption uniquement européenne, il avait besoin de continuer à mettre la pression sur le G20 et notamment les Etats-Unis. C’est donc raté. Et c’est un recul. Au Sommet de Cannes, début novembre, Nicolas Sarkozy avait arraché aux Américains que le fameux projet de Taxe Tobin puisse être explicitement mentionné dans le communiqué. Ca n’engageait à rien. C'était purement symbolique. Mais là, le symbole a disparu. Heureusement pour le camp français, ce G20 est aussi l’occasion de se rabibocher avec l’Allemagne d’Angela Merkel. « Ca aurait pu tourner plus mal, il (...)
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