François Hollande est un président furtif. Claire Chazal et Laurent Delahousse qui l’ont interviewé, ce 14 juillet, ont eu bien du mal à le percevoir sur leurs écrans radars. Hollande ne voulait pas faire du Sarkozy. Pas question de convoquer les journalistes à l’Elysée. Et comme il ne pouvait pas se partager entre les studios de TF1 et de France 2, il a proposé que l’avant-garde journalistique et le chef des armées se retrouvent à l’Hôtel de la Marine, monument historique du patrimoine sauvé des griffes d’acquéreurs rapaces. Du coup les intervieweurs ne savaient plus très bien sur quel pied danser. Fallait-il poser des questions cérémonieuses et attendre les réponses du Chef de l’Etat comme au Palais ? Ou bien l’accrocher par le revers du veston et exiger des réponses immédiates et précises ?
La vraie bataille du quinquennat qui s’engage est économique, bien sûr. "Ma mission consiste à redresser la France", a rappelé le président. Oui mais comment ? François Hollande, dans ce domaine, hélas, ne s’est guère distingué de son prédécesseur. Il a martelé que le plan de fermeture de l’usine Peugeot d’Aulnay était "inacceptable" et qu’il devrait être renégocié… Comme il y a peu le traité budgétaire européen ! Un mauvais coup de la droite, soit dit en passant, que cette restructuration industrielle ajournée pour cause d’élection présidentielle. Alors Hollande l’a dit : il n’acceptera pas que la liquidation entraîne le moindre licenciement. Une parole martiale. Sauf que cette exigence correspond peu ou prou aux engagements de PSA : "Nous proposerons une solution à chaque (...) Lire la suite sur Le Nouvel Observateur
François Hollande, l'insaisissable des Champs-Elysées
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